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POP Culture - Videogames rapport sur le déroulement de la vente aux enchères Meeting Art - Session 1
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POP Culture - Videogames rapport sur le déroulement de la vente aux enchères Meeting Art - Session 1

par The Games Market Redazione22 mars 2026

Si est achevée il y a quelques jours « Pop Culture #1 - Video Games », la première vente aux enchères institutionnelle européenne dédiée aux jeux vidéo gradés, promue par The Games Market, la première structure italienne spécialisée dans le collectionnisme vidéoludique, organisée par Galleria Allegrini et Meeting Art à Vercelli.

Sur la base d’une estimation prévente de 35.000 €, la vente aux enchères a enregistré des adjudications à hauteur de 69.500 €, avec un taux d’adjudication de 100 %, confirmant l’intérêt croissant pour le collectionnisme vidéoludique comme actif émergent sur le marché des collectibles, qui devrait dépasser 500 milliards d’ici 2033.
Le profil des adjudicataires (participants totaux à l’enchère) enregistre 85 % composés de marchands d’enchères, de collectionneurs d’art moderne et de galeries d’art public professionnel et fidèle, avec des compétences consolidées sur le marché de l’art et une fréquentation habituelle des circuits d’enchères nationaux et internationaux, tandis que les 15 % restants sont composés d’investisseurs et de collectionneurs qui considèrent l’art et les objets de collection comme une classe d’actifs alternative.
L’alta participation reflète une tendance déjà consolidée sur les marchés les plus matures, comme celui des États-Unis, où le jeu vidéo est désormais reconnu comme un actif de collection haut de gamme.
ANALYSE PREMIÈRE SESSION 18 MARS 2026
La première session s’est clôturée avec 35.200 € d’adjudications nettes (hors frais de vente aux enchères s’élevant à +25 % du prix d’adjudication, soit un brut de 44.000 €) sur 25 lots, tous adjugés. C’est un signal net : le marché a absorbé l’intégralité du catalogue, des pièces à 150 € jusqu’à celle à 8.900 €. Pour une première vente aux enchères institutionnelle européenne dans le segment des jeux vidéo, c’est un résultat qui démontre l’existence d’une demande transversale.
Où se concentre la valeur
Les adjudications ne se répartissent pas de manière uniforme.
Les 2 lots les plus chers :
- Monkey Island 2 (8.900 €)
- Indiana Jones Fate of Atlantis (5.900 €)
les deux LucasArts pour FM Towns en édition japonaise ne représentent que 8 % du catalogue mais pèsent pour 42 % des adjudications totales (14.800 € sur 35.200 €).
Allant jusqu’aux 5 meilleurs lots, la concentration monte à 56 % : un cinquième des pièces vaut plus de la moitié du résultat total. À l’extrême opposé, 13 lots sur 25 (soit 52 %) se situent en dessous de 800 € et contribuent à 17 % des adjudications.
Sont des pièces qui animent le catalogue, attirent les enchérisseurs et créent une dynamique d’enchères, mais ne font pas bouger les chiffres.
La leçon est claire : dans une vente aux enchères de collectibles, le résultat se fait avec les trophy pieces. La capacité d’attirer et de sélectionner des pièces haut de gamme est l’actif stratégique le plus important.
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Le public de la session
L’enchère lors de la première session a impliqué 18 enchérisseurs actifs, avec une nette prédominance de la participation en ligne (15 participants, 83,3 %) par rapport à la salle (3, soit 16,7 %).
La répartition géographique confirme un fort ancrage domestique avec une ouverture européenne : 66,7 % des participants venaient d’Italie (12), 22,2 % d’Allemagne (4) et 11,1 % de France (2).
Le niveau de concurrence a été élevé : 120 offres au total sur 25 lots, soit une moyenne de 4,8 surenchères par lot et 6,7 offres par participant.
Des chiffres qui indiquent une enchère disputée, avec plusieurs enchérisseurs actifs sur les mêmes lots, condition essentielle pour une enchère.
Le profil démographique est homogène : presque exclusivement des hommes de plus de 40 ans, avec une seule présence féminine.
Le constat est cohérent avec la cible générationnelle de la collection de jeux vidéo : ceux qui ont aujourd’hui le pouvoir d’achat pour enchérir sont ceux qui ont grandi avec ces titres dans les années 80 et 90. La faible présence féminine représente un segment potentiel encore inexploité.
Le signal italien
Le chiffre peut-être le plus significatif pour le marché domestique : 9 lots sur 25 étaient des éditions italiennes et ont totalisé 10.150 € d’adjudications, soit 29 % du total.
La moyenne par lot italien (1.128 €) est solide et supérieure à celle des lots américains (617 €).
- Golden Sun L’Era Perduta se clôture à 2.200 €
- Golden Sun à 1.700 €
- Zelda Collector’s Edition à 1.200 €
- Metal Gear et Goonies II NES Mattel à 950 € chacun
- paire Halo autografée Bungie à 950 € et 900 €
Sono des adjudications qui démentent une conviction profondément ancrée dans le collectionnisme : que les éditions italiennes étaient de seconde zone par rapport aux américaines et aux japonaises. Les chiffres disent le contraire.
La collection italienne a son propre marché, et il est en croissance.
Les époques : les années 90 dominent
Segmentant par décennie de sortie, les pièces des années 90 enregistrent la moyenne la plus élevée : 2.775 € par lot.
Le prix est tiré par les deux FM Towns, mais la PlayStation (2.000 €) et Sonic R (450 €) confirment également la tendance. Les années 80, bien qu’elles représentent le lot le plus nombreux (15 lots), s’arrêtent à une moyenne de 1.073 €.
Les pièces des années 2000 (Golden Sun, Zelda, Halo, Castlevania) se vendent en moyenne à 1.475 €, un segment encore jeune pour le marché des collectionneurs, mais qui affiche déjà des valeurs importantes.
Le message : la décennie 90 est le sweet spot actuel de la collection vidéoludique. Ceux qui ont grandi avec ces titres ont aujourd’hui 35-45 ans et le pouvoir d’achat pour les acheter. C’est le cycle classique de la nostalgie transformée en demande.
[Tableau récapitulatif par décennie]
[Tableau récapitulatif par décennie]
Les pièces emblématiques
Quelques lots méritent une lecture qui va au-delà du prix d’adjudication.

La Sony PlayStation SCPH 9002-C, premier bundle européen avec logo Dual Shock, NIB (new in box) et certifiée 9.2, a été adjugée à 2.000 €. En 1998, elle coûtait environ 300.000 lires (155 €). En 28 ans, sa valeur a été multipliée par 13.

Jordan vs Bird: One On One pour IBM (1988) à 800 € n’est pas le lot le plus cher, mais c’est peut-être le plus emblématique : c’est le tout premier jeu vidéo officiel avec Michael Jordan en couverture, sorti un an avant la célèbre version NES. Celui qui l’a acheté a acquis un morceau d’histoire du sport.

Donkey Kong pour Intellivision (UK, 1983) à 1.400 € et Buck Rogers pour Colecovision (USA, 1983) à 750 € sont tous deux POP 1 : un seul exemplaire certifié au monde. Ce sont des pièces de musée et le marché les a valorisées comme telles.

Ikari Warriors pour Atari 2600 a été la surprise de la session : adjugé à 400 €, presque le triple des attentes, après une vive concurrence entre plusieurs enchérisseurs. Cela montre que lorsque la bonne pièce rencontre le bon collectionneur, le prix s’écarte de toute estimation.
Deux marchés, une confirmation
Les résultats de l’enchère racontent deux dynamiques distinctes qui se complètent. Les pièces rétro et emblématiques Monkey Island 2 (8.900 €), Indiana Jones Fate of Atlantis (5.900 €), Jordan vs Bird (800 €), Donkey Kong Intellivision (1.400 €) ont clôturé dans la lignée des valeurs du marché international.
Ce sont des titres déjà reconnus par les collectionneurs du monde entier, avec un positionnement consolidé.
Les adjudications confirment que le marché européen est aligné sur le marché étranger : ceux qui achètent ces pièces savent exactement ce qu’ils achètent et combien elles valent.
La donnée la plus intéressante vient cependant de l’autre côté du catalogue.
Titres comme Golden Sun (1.700 €), Golden Sun L’Ère Perdue (2.200 €) et Zelda Collector’s Edition (1.200 €) sont des jeux à grande diffusion commerciale, encore relativement récents (2002-2003).
Sur le marché de l’occasion non gradée, un exemplaire scellé de ces titres se trouve à une fraction de ces chiffres. Pourtant, aux enchères, ils ont enregistré des adjudications nettement supérieures à leur valeur de marché non certifiée.
La différence, c’est le grading.
La certification professionnelle de l’état de conservation, le degré numérique, la vitrine inviolable, la traçabilité transforment un jeu commercial encore disponible en un bien de collection avec une identité et une valeur documentées.
Ce n’est pas le jeu en lui-même qui vaut 2 200 € : c’est ce jeu, dans cet état, certifié, scellé et difficile à trouver dans ces conditions.
È la démonstration la plus concrète de ce que le grading fait au marché : il ne se limite pas à photographier la valeur existante des pièces déjà rares, il en crée de nouvelles sur des titres qui, sans certification, resteraient dans la catégorie moyenne du collectionnisme.
Le repli confirme le marché.
Les commerciaux démontrent que le grading l’élargit.
TGM vs niveleuses américaines : les chiffres parlent
Sur les 25 premiers lots, 21 étaient certifiés TGM (le grading propriétaire de The Games Market), 3 WATA et 1 VGA, les deux principaux graders américains qui dominent le marché depuis 2018.
[Tableau récapitulatif du Grader]
[Tableau récapitulatif du Grader]
I 5 lots les plus chers de l’ensemble de la vente aux enchères sont tous certifiés TGM, y compris le top lot à 8.900 €. C’est un élément qui doit être lu avec attention : TGM est un gradeur européen, nouveau, qui se présente pour la première fois dans un contexte de vente aux enchères institutionnelle face à des marques américaines établies.
Le marché ne l’a pas pénalisé. Au contraire, les chiffres disent qu’il l’a récompensé.
La certification ISO 9001 délivrée par Bureau Veritas, les rayons X, le soin esthétique apporté aux détails, l’équipe d’experts ont manifestement construit une crédibilité suffisante pour que les enchérisseurs attribuent une pleine valeur aux lots TGM et, dans plusieurs cas, une valeur supérieure à ceux dotés d’une certification américaine.
Médiane vs moyenne : la lecture correcte des chiffres
La moyenne par lot est de 1.408 €, la médiane est de 750 €.
La différence, presque le double, confirme que quelques pièces de grande valeur tirent la moyenne vers le haut. Pour lire correctement le marché, la médiane est le repère le plus réaliste : elle raconte le prix auquel se déplace la majorité des lots.
La moyenne raconte le poids des pièces exceptionnelles.
Toutes deux sont utiles, mais la médiane indique où bat le cœur du marché et 750 € pour un jeu vidéo scellé et certifié est un point d’entrée accessible même pour les collectionneurs non professionnels.
SINTESI
La première session raconte un marché bien réel : une demande, des adjudications solides sur un catalogue qui s’étend de 1981 à 2009.
Les pièces emblématiques confirment le positionnement international, les titres commerciaux gradés démontrent que la certification étend le marché vers de nouveaux segments de valeur. La collection de jeux vidéo européenne n’est plus une promesse.
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The Games Market Redazione

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