Spécial Cdi, une météore technologique à redécouvrir
par Simon Larocca·31 mars 2025
Au-dessous du monde de surface, il existe des merveilles et des trésors cachés.
C’est une loi incontestable dans le monde des histoires, racontées au cinéma ou dans les romans, nous le savons bien, mais elle s’adapte à la perfection aussi dans le domaine de ce que nous pouvons définir comme l’archéologie informatique, une branche composée de personnes passionnées, souvent et volontiers plus proches de la quarantaine que de la trentaine.
Scavando dans le passé, il est facile de déterrer des perles que nous risquons d’oublier avec le passage inexorable du temps : c’est le cas du Philips Cd-i, relique sacrée appartenant à l’immense multivers des technologies développées dans la seconde moitié du vingtième siècle, précisément en 1991.
Come son nom l’indique, il s’agit d’un lecteur CD conçu par Philips et commercialisé au début des années 1990, dans un monde de référence où le nouveau standard du disque compact s’imposait inexorablement : un coup commercial audacieux mais en même temps logique, et pourtant les fissures de l’opération lancée par Philips commencèrent dès le départ à peser sur la solidité du CD-i, destiné hélas à une chute retentissante qui résonne encore aujourd’hui avec fracas. Avant tout, le CD-i n’est ni une console ni un ordinateur personnel, mais l’un des premiers exemples concrets de set-top box : ce nom désigne un appareil qui permet des fonctions audiovisuelles qui n’ont pas initialement été implémentées dans le support d’origine, spécifique aux téléviseurs.
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Di conséquence, les performances techniques sont au plus bas, preuve en est le fait que pour profiter des films en full motion video (en utilisant les fameux video CD, ancêtres des « modernes » DVD) il était nécessaire de posséder une carte extra FMV, sans laquelle de nombreux jeux du catalogue Philips ne fonctionnaient tout simplement pas, rendant en pratique inutilisable le coûteux CD-i (400 dollars à l’époque n’étaient pas peu).
Pour vous faire comprendre la puissance de calcul maximale, le CD-i en version autonome était à peine capable de faire tourner des jeux comme Tetris ou un peu plus : un échec annoncé sur le plan vidéoludique, malheureusement, surtout à une époque où les bornes d’arcade et l’avènement des nouvelles consoles de salon exigeaient un standard élevé en termes de performances et de catalogue de titres disponibles, des éléments sur lesquels le CD-i ne parvint pas à suivre le rythme de son époque.
Abbiamo évoqué le catalogue de titres du CD-i : un catalogue qui, à l’époque, pouvait se targuer d’être innovant, s’écartant par choix artistique des classiques jeux de plateforme et des jeux de tir répandus partout entre bornes d’arcade et divertissement domestique naissant ; choix courageux, mais les films interactifs du CD-i sont nés vieux, en fait, potentiellement intéressants mais limités tant sur le plan technique que sur celui de la profondeur du gameplay. On allait à droite, on allait à gauche, on tirait et le jeu se terminait, comme cela se passait dans Dragon’s Lair, un chef-d’œuvre reconnu qui toutefois ne pouvait pas porter à lui seul le CD-i, avouons-le.
Avendo eu la possibilité d’essayer de nombreux titres du CD-i dans mon association, avec Mauro Corbetta (que je remercie pour ses conseils techniques), je peux plaider en faveur du vil rejeton de Philips et affirmer qu’il y avait bel et bien des jeux divertissants et valables ! Je cite Thunder in Paradise, un shooter sur rails avec pour protagoniste rien de moins que Hulk Hogan (témoignage officiel du jeu de lancement tiré de la série télé, mais aussi du CD-i lui-même), ou le magnifique Mad Dog McCree, un jeu de tir western à la première personne avec l’aide de deux pistolets pour jouer en coopération.
Submergé par un monde qui accélérait rapidement vers des technologies plus abordables et conviviales, le Philips CD-i fut définitivement mis à la retraite par le monolithe gris par excellence, cette PlayStation porteuse d’une hégémonie à laquelle il fut impossible de s’opposer, et cela ne valait pas seulement pour le CD-i, comme l’histoire vidéoludique de la fin du millénaire dernier nous l’a enseigné.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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