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The Cyber Shinobi obtient 7/10 dans le verdict de la rédaction de The Games Market.

The Cyber Shinobi l'héritage d'un héros
Il était une fois

The Cyber Shinobi l'héritage d'un héros

par Simon Larocca20 juin 2025

Ombre insaisissable qui se tapit dans les méandres de l’histoire du Pays du Soleil-Levant, fulgurante comme une estocade mortelle. La nuit est plus sombre et plus dangereuse lorsqu’elle prend le nom du guerrier ultime par excellence : le ninja !
Le incursions multimédias de cette figure fascinante, à mi-chemin entre mythe et réalité, ont été nombreuses et il serait impossible de toutes les compter : des séries télévisées (je cite la récente House of Ninja sans oublier Master, si vintage que je vous conseille de la redécouvrir) aux films cultes comme Ninja Assassin ou aux comics avec les toujours vertes, c’est le cas de le dire, Tortues Ninja, les aventures à base de katana, de shuriken et d’acrobaties qui défient toute loi de la physique existante ne se démodent jamais.
En 1991, arriva ensuite le troisième chapitre officiel de la saga ninja par excellence : je parle de The Cyber Shinobi, qui, comme vous pouvez l’imaginer, reprenait le concept du premier chapitre légendaire avec Joe Musashi !
Si vous ne savez pas de qui je parle, imaginez un habile guerrier nippo-américain en tenue de ninja, un katana affûté prêt à l’occasion pour trancher les ennemis et des myriades d’étoiles métalliques, les shuriken, cachées dans les manches : le visage découvert, Joe Musashi mit à terre à lui seul l’organisation criminelle Zeed, comme un véritable héros des années 80 !
Les développeurs de Sega cependant, sous la direction du grand Ryo Kudou (celui qui a développé à 360 degrés les personnages de Streets of Rage, autre grand classique de Sega, pour ainsi dire) avaient peut-être fini de régler leurs comptes avec l’iconique personnage, mais pas du tout avec la bande des Zeed : dans un avenir lointain, le 2XXX qui pourrait très bien être fixé dans un an sur notre calendrier pour ce que nous en savons, les i-terroristes reviennent avec une armée de robots et d’androïdes pour détruire des centrales nucléaires disséminées dans le monde entier.
Va de soi que ce n’est pas vraiment un scénario idyllique qui se profile, quand ce ne sont pas les enfants qui font « ooh » mais les villes qui font boum. Joe Musashi n’est malheureusement pas disponible parce qu’il appartient à une autre époque, donc voici qu’entre en scène un autre Joe Musashi (quelle imagination, Sega !), rien de moins que l’arrière-arrière-petit-fils du héros qui vainquit les Zeed.
Ouvertement un beat ’em up à défilement latéral, tout en prenant ses distances avec des titres tapageurs comme Final Fight ou Double Dragon, cet hack’n slash se présente comme une bouffée d’air frais dans le genre en débarquant sur Master System sous forme d’exclusivité, dirions-nous aujourd’hui, fort d’une IP établie et entrée dans le cœur des puristes des titres side-scrolling voués à distribuer des coups.
Se bien que le gameplay rappelle de près celui du premier Shinobi, la vérité est que la tentative d’introduire de nouveaux éléments dans la saga n’eut pas de succès : notre alter ego à l’écran se montre d’emblée maladroit dans ses mouvements et les sprites des ennemis, tout comme ceux de Joe lui-même, pâtissent de la puissance de la machine sur laquelle le jeu tourne, qui avait pour elle une résolution malgré tout remarquable pour l’époque et des couleurs merveilleuses, toutefois le jeu est très raide et ne rappelle que vaguement la perfection du premier épisode.
Le charme urbain du premier Shinobi est bien supérieur à la représentation futuriste de la ville ; par moments, on a l’impression de jouer à un macro-niveau unique aux allures d’un immense entrepôt, divisé en plusieurs zones de jeu, y compris la base nucléaire à la fin, où il faudra se frayer un chemin jusqu’au boss final.
Ecco, même les boss ne sont pas mémorables et, selon moi, le choix de ne pas avoir voulu connecter l’intrigue du jeu à des éléments fondamentaux de l’univers des ninjas pèse beaucoup : pas d’ennemis encapuchonnés, ni de duels au katana au clair de lune, seulement de froides machines à détruire et des soldats renforcés cybernétiquement pour nous barrer la route entre nous et le sauvetage de la planète.
Un titre qui fait son devoir même s’il ne le fait pas jusqu’au bout. Après tout, comme le dit un ancien proverbe japonais, “l’habileté d’un ninja ne suffit pas toujours à couper la lune en deux”.
Game Cover
7

Pro

Le retour d’une saga légendaire sur Master System, après les heures de gloire d’Alex Kidd in Shinobi World

L’idée de transférer le cadre principal dans une ville du futur est en soi bonne ; ainsi, action, science-fiction et dynamisme de beat’em up se mêlent en un seul titre

L’introduction du jeu avec les images de la glorieuse victoire de « grand-père » Joe sur ses ennemis de toujours est remarquable

Contro

Il ne suffit pas d’une intro galvanisante et du nom Shinobi dans le titre pour créer un chef-d’œuvre, il faut bien plus que cela

Gameplay difficile, commandes maladroites et animations de Joe à la hauteur de sa réputation familiale non համապատասխան?

Joe Musashi n’est pas le vrai Joe Musashi. Quand un protagoniste compte, c’est l’envers de la médaille.

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author

Simon Larocca

Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.

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