Grim Fandango obtient 9/10 dans le verdict de la rédaction de The Games Market.
Il était une fois
Grim Fandango, énigmes et rires vous enterreront !
par Simon Larocca·20 septembre 2025
Quand nous parlons d’âge d’or d’un genre, nous faisons référence à cette période historique particulière durant laquelle n’importe quel jeu (ou presque) appartenant à ce type parvenait, d’une manière ou d’une autre, à se tailler une niche où s’insérer, à se faire connaître et, si tout se passait bien, à recevoir aussi un peu d’amour de ses fans.
Tant d’eau a coulé sous les ponts depuis qu’un aspirant pirate cherchait de toutes les manières à sauver sa belle d’un boucanier zombie, et d’incommensurables distances sidérales (en réalité, on parle de décennies, quoi qu’il en soit un bon laps de temps, non ?) des fastes de créatures extraterrestres tentaculaires qui infestaient l’espace-temps avec leur superintelligence, mais en ce qui concerne les aventures graphiques, fleuron pour quiconque a jamais eu la passion des jeux vidéo, il n’y a qu’un seul titre capable de relier le passé et le présent et de rappeler des soirées nostalgiques sous le signe du jazz et d’énigmes qui vous cassent les méninges : oui, je parle bien de Grim Fandango, bien sûr.
C’est 1998, lorsque le jeu sort sur PC et que le visage squelettique du protagoniste, inspiré des masques du Jour des morts, ainsi que ses vêtements de bureaucrate, s’affichent sur la couverture des boîtes physiques dans les rayons des magasins.
Les bizarres aventures de Manny Calavera se déroulent dans l’au-delà imaginé par Tim Schafer, une figure très connue de l’industrie qui, il vous suffira de le chercher sur Internet, a travaillé sur d’autres jalons comme Full Throttle, peut-être l’un de mes préférés avec Maniac Mansion, mais ne nous égarons pas.
Nel Jour des morts, cité dans une foule de bandes dessinées, de livres, de films et même dans un émouvant film d’animation appelé Coco, Grim Fandango nous raconte l’histoire d’un agent du Département de la Mort. Mais voilà que, dès le début, se manifeste le premier coup de génie lié au protagoniste : non pas un faucheur avec sa faux et sa tunique noire, mais un employé de l’engrenage post-mortem, chargé de vendre des forfaits de voyage aux âmes tout juste défuntes afin qu’elles puissent parvenir, plus ou moins aisément selon le type de forfait qu’elles choisiront, dans l’au-delà proprement dit : le soi-disant Neuvième Au-delà.
Pourquoi nono, direz-vous.
La raison plonge ses racines dans la mythologie aztèque, justement, qui prévoit pas moins de huit stades de la Terre des Morts à traverser, avant d’atteindre celui final qui, dans d’autres cultures, pourrait être associé au Nirvana, ou à « notre » Empyrée : Manny Calavera connaît son travail et ne manque pas de motivation, ce n’est qu’en réglant sa dette qu’il pourra lui aussi enfin atteindre sa… retraite éternelle.
Il jeu mélange habilement des thématiques profondes et philosophiques comme l’acceptation du dernier arrêt, la mort justement, avec ses séparations et la perte progressive de l’humanité au profit de quelque chose d’autre, en abordant des questions très « terre à terre » comme la corruption, les arnaques et même l’exploitation, le tout assaisonné de doses enivrantes d’humour et de situations hilarantes, ainsi que d’un scénario quasiment parfait dans chaque chapitre du jeu.
Grim Fandango a conquis les cœurs des joueurs non seulement pour son intrigue élaborée, mais aussi pour les avancées techniques dont il se parait, devenant de fait le testament artistique du genre du point-and-click des années 1990 : le moteur graphique 3D supplantait le classique « dessin 2D », plongeant le joueur dans un univers interactif où Manny pouvait interagir directement avec les objets et l’environnement alentour, sans l’aide de la « main du joueur », c’est-à-dire le pointeur d’une souris.
Torné à la vie (je suis un as des jeux de mots) récemment grâce à l’inévitable opération de relance avec une remasterisation pour console, Grim Fandango apporte avec lui un mélange de musiques, de design et de style qui vous coupera le souffle et à ce moment-là, eh bien… Manny aura certainement le forfait voyage qu’il vous faut.
9
Pro
Aventure complexe et pleine de surprises, les énigmes vous tiendront en haleine pendant des heures à vous creuser les méninges, et l’exploration de la Terre des Morts est une expérience que chaque joueur doit vivre au moins une fois dans sa vie (dans le monde du jeu vidéo, s’entend !)
Dialogues bien écrits, personnages principaux et secondaires bien caractérisés : Manny Calavera mériterait à lui seul un discours à part et vous séduira heure après heure
La musique ! La musique ! La musique !
Contro
Le niveau de difficulté des énigmes influe surtout sur la longévité pour les joueurs occasionnels ou peu familiers du genre : dans ce cas, le degré de défi offert par Grim Fandango est généralement élevé.
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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