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Réalité virtuelle vs Jeu vidéo classique, le rôle de l’imagination du joueur
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Réalité virtuelle vs Jeu vidéo classique, le rôle de l’imagination du joueur

par Simon Larocca22 mars 2025

Toutes nos expériences se composent d’une zone de confort dans laquelle nous vivons à l’aise et d’une autre que nous pourrions définir comme inconnue, ignorée, une jungle inexplorée mais qui nous attire inéluctablement et à laquelle nous savons difficilement résister. Comme l’existence humaine, au fond : un voyage dans lequel notre être se déplace d’un point A à un point B, dans une séquence constante et continue.
L’avènement de la Réalité Virtuelle dans le monde du jeu vidéo a été un moment historique plus unique que rare, décliné dès les premières timidités des années quatre-vingt avec des romans d’anticipation et des films plus ou moins réussis qui en exaltaient la puissance immersive. Aujourd’hui, les casques VR et des titres toujours plus compétitifs les uns avec les autres sont une réalité tout sauf virtuelle : Oculus Rift et même le casque trop sous-estimé de la PlayStation ont fixé de nouveaux standards de référence. Par conséquent, il va de soi que l’utilisateur moyen, habitué à saisir un joystick ou une manette pour affronter les niveaux de shoot’em up de R-Type ou les choix moraux implacables d’un quelconque Life is Strange, se retrouve à entrer, avec ses cinq sens sollicités de manière massive, dans le jeu vidéo.
De A à B, disions-nous.
E quand cela arrive, la perception que l’on a du Jeu avec un J majuscule change radicalement. Depuis l’enfance, chacun de nous a rêvé au moins une fois de prendre la barre du galion et d’échapper aux pirates en fendant des vagues déchaînées (ou d’être le boucanier avec le bandeau sur l’œil, prêt à l’abordage, le côté obscur séduit toujours !) ou encore d’être le héros qui terrasse des orques baveux et des monstres gigantesques à l’épée, par des sorts et une bonne dose d’inconscience.
Entrer avec l’imagination entre les pages d’un livre n’a pas d’équivalent, mais tout évolue, les personnes et les générations elles-mêmes changent avec la faveur du vent du changement et l’on ne peut ignorer quelque chose d’aussi historique et bouleversant que le concept même de Réalité virtuelle. Grâce à des titres comme l’épique Asgard’s Wrath et l’adrénalinique Star Wars Squadron pour Ps4, nous pouvons devenir les protagonistes absolus des aventures à l’écran. Enfilons un casque et voilà que, par magie, nous affrontons des duels incroyables entourés du cliquetis des épées et voguons vers Coruscant à la recherche d’une base ennemie des Sith, et ainsi de suite.
Et le Jeu Vidéo Classique ? Celui avec lequel nous avons grandi, nous, fils d’un dieu du temps tout sauf moindre, bénis d’avoir vu les premières bornes installées dans les recoins les plus reculés des bars, enveloppés de nuages de fumée de cigarette et les commentaires des anciens « que ces machines infernales font plus de bruit qu’autre chose ? ». Comme le dirait le réplicant de Blade Runner, tout cela se perdra-t-il à jamais comme des larmes dans la pluie ?
Non. Cela ne peut pas et ne doit pas se produire. Et croyez-moi quand je vous dis que ce n’est pas la résistance verbale stoïque et pathétique d’un nostalgique, mais bien la conscience que, s’il est vrai que tout change et évolue, il existe des exceptions qui confirment même cette règle naturelle. Ce qui rend le média du jeu vidéo si unique et fantastique, ce n’est pas l’industrie ni le chiffre d’affaires de plusieurs milliards de titres comme Zelda ou Elden Ring, des jeux vidéo ordinaires, pas dans la réalité virtuelle en tout cas : je pense que tant qu’existera la capacité d’imagination du joueur, la compétence passive la plus puissante de tous les temps, nous jouerons encore longtemps comme nous l’avons toujours fait.
La réalité virtuelle n’est pas l’ennemie, mais un symptôme tangible de l’évolution technologique, quelque chose à embrasser et à comprendre et non à diaboliser. L’implication audiovisuelle et la magie expérientielle d’un jeu vécu avec le casque sur la tête et les gants spéciaux nous catapultent corps et âme dans l’aventure que nous choisissons de vivre.
Ici nos sens, bien qu’ils soient conscients du fait qu’ils sont littéralement dupés par le dispositif fictif d’un monde dont les murs n’existent en réalité pas, nous restituent des émotions et des frissons en quantité, nous faisant nous sentir uniques d’une manière tout à fait nouvelle et encore à découvrir.
Mais ce qui fait la différence, je le répète, c’est nous. La capacité d’imaginer, avant même qu’un outil froid et artificiel ne le fasse pour nous, est ce qui nous rend humains, joueurs, protagonistes.
Vivi.
author

Simon Larocca

Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.

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