Socialiser par le jeu. Il s’agit de la méthode universelle d’intégration la plus ancienne qui soit, remontant aux premiers êtres humains qui ont foulé la planète, à l’époque où le feu n’était encore qu’une idée abstraite, comparable à la voix divine hors de la caverne de Platon.
Le jeu, entendu comme premier et irremplaçable moyen social, devient ainsi un instrument de partage et porteur de bénéfices: l’évolution du jeu vidéo, au fil des décennies, s’est associée aux activités ludiques « analogiques » préexistantes, prenant ainsi un sens, un vivier dans lequel puiser, plein de possibilités.
Quelques études plus ou moins récentes (en réalité depuis l’époque d’Ultima et même avec la sortie du premier Super Mario Bros, des spécialistes et des éducateurs avaient commencé à en parler) ont démontré à quel point les bienfaits apportés par l’usage conscient du jeu vidéo sont efficaces et de grande portée.
Tout comme pour tout appareil électronique confié à nos garçons et filles, il ne faut pas le diaboliser en soi, mais le modérer, les consoles et les ordinateurs personnels peuvent eux aussi s’élever à quelque chose de plus, et de mieux, que de simples outils pour occuper les enfants à table. Mais pas seulement : le duo que forment le cadre familial et l’apport des jeux vidéo donne forme à un climat consacré au partage, ainsi qu’à un espace de croissance personnelle pour les enfants, qui peuvent enfin jouer librement, avec leurs parents, leurs frères et sœurs.
Le pensée, lorsqu’on parle de conscience et de gestion vidéoludique au sein des dynamiques familiales, ne peut que se tourner vers Nintendo, qui, avec sa Switch hybride d’abord, puis avec sa nouvelle deuxième version récemment mise sur le marché, a centralisé l’esprit qui a toujours été le moteur de sa line-up vidéoludique. Vous vous souvenez de la Wii, n’est-ce pas ?
Wii ou we, nous en anglais, un concept simple et puissant, capable d’englober en lui tout ce qui servait à réunir des familles entières devant un écran à s’agiter, tous ensemble. L’amélioration sensible des capacités cognitives des jeunes est prouvée, tout comme l’éventail de tous les aspects de la socialisation existants qui s’élargit avec des résultats stupéfiants.
Aucune exclusion, nous parlons de titres de tous genres, des jeux de tir aux simulateurs sportifs, des jeux de plateforme qui permettent une amélioration de la coordination main-œil jusqu’aux jeux coopératifs qui, comme leur nom l’indique, aident à améliorer le travail d’équipe : une pléthore de stimuli continus qui apporte précisément ces bénéfices dont nous parlions au début.
Ma est-ce vraiment tout ce qui brille qui est or ? À une époque de natifs numériques, où dès le plus jeune âge on se retrouve à manipuler des téléphones portables, à taper sur des claviers virtuels et à faire défiler des écrans qui projettent des images, des lumières et des sons sans aucun contrôle préventif des adultes (malheureusement très souvent), le jeu vidéo, considéré comme un outil conscient, peut-il encore vraiment faire la différence ?
Beaucoup. En fait, énormément.
Al-delà des émotions qu’il est capable de susciter grâce à ses aventures narratives, également conçues pour le très jeune public et pas seulement pour les joueurs plus âgés, jouer aux jeux vidéo au sein du noyau familial garantit avant tout des interactions saines et conscientes. Si, il y a trente ou quarante ans, les seuls alliés des parents et des enseignants étaient les livres papier et, sous réserve, le moyen de la télévision, aujourd’hui les choses ont radicalement changé : dans chaque foyer, il y a des tablettes, des smart TV et des téléphones portables qui remplacent désormais les ordinateurs.
Nos enfants sont surstimulés, littéralement bombardés par tous les supports technologiques et donc oui, le jeu vidéo utilisé de manière équilibrée en famille restitue l’expérience éducative et ludique dont nous avons décidément besoin aujourd’hui. Des expériences tellement positives qu’on a commencé à parler aussi de thérapie par le jeu vidéo, dans le cadre de la préservation de la santé mentale.
S’impliquer mutuellement, parents et enfants, sans oublier la valeur des livres et le plaisir subtil, lorsque l’on feuillette les pages jaunies par le temps, de se rendre compte qu’il importe peu que nous tenions en main une manette ou un livre, car ce sont tous deux d’incroyables portails qui offrent l’accès à des mondes qui nous feront nous sentir mieux.