Ghosts 'n Goblins obtient 9/10 dans le verdict de la rédaction de The Games Market.
Il était une fois
Ghost'n Goblins et l'héritage des soulslike 2D
par Simon Larocca·15 juillet 2024
Ho connu Sir Arthur lorsque j’avais un peu plus de cinq ans : Ghost'n Goblins avait déjà fait son grandiose début en borne d’arcade l’année précédente, en 1985 pour être exact, bouleversant le secteur vidéoludique comme peu d’autres jeux surent le faire.
Corraient à toute allure les années quatre-vingt, l’horreur gothique des productions des décennies précédentes avait ouvert la voie aux décors splatter, si bien qu’il fut relativement facile pour Capcom (ceux de Street Fighter, oui, eux !) de suivre une recette à coup sûr gagnante : prendre un héros courageux et le vêtir, et le dévêtir, de bonnes intentions et de sympathie, dans un décor horrifique capable de faire un clin d’œil aux amateurs gourmands de popcorn et de morts-vivants, et enfin la touche de classe : le présenter au public en célébrant le degré de difficulté qu’ils auraient dû affronter pour le terminer.
In ces années-là, plus que jamais, relever les défis impossibles était pour les joueurs l’équivalent de l’Arche d’Alliance pour Indiana Jones. Et c’est aussi pour cette raison que Ghost'n Goblins devint très vite la référence pour toutes ces productions dont le concept repose sur des niveaux tortueux, des hordes de monstres et le Game Over comme incitation à recommencer, en espérant réussir à faire ce pas de plus capable de conduire le héros un peu plus près de la gloire éternelle.
Ghost'n Goblins ne se distingue certainement pas par son intrigue, qui est volontairement truffée de clichés et de stéréotypes : le chevalier Arthur doit évidemment sauver une femme, la sienne pour être clair, enlevée par un démon terrifiant, le boss final que nous rencontrerons dans le dernier niveau.
Le jeu se présente comme un platformer arcade très frénétique, dans lequel réussir le timing des sauts et des attaques sera d’une importance fondamentale pour avoir une chance de survivre.
Come tous les classiques, Ghost'n Goblins possède lui aussi des particularités qui le rendent unique et qui ont fait école par la suite, entre citations et hommages : Sir Arthur porte une armure qui, lorsqu’on est touché, se détruit, jusqu’à laisser notre intrépide chef littéralement… en slip ! Sa figure de héros infaillible subit un irrévérencieux processus de destruction systématique et plutôt comique, à vrai dire, si on la compare à l’ambiance lugubre dans laquelle les programmeurs du jeu le plongent.
Giochi comme Dark Souls, pour ne citer qu’un des piliers modernes, doivent beaucoup au chef-d’œuvre de Capcom : une dette que beaucoup de professionnels du secteur, moi y compris, estiment n’avoir jamais été totalement remboursée, car là où Dark Souls échoue, rendant de fait souvent l’expérience de jeu trop frustrante bien que հետաքրքressante et évocatrice, Ghost'n Goblins parvient au contraire à trouver la quadrature du cercle.
Chaque niveau est certainement compliqué et les vies de Sir Arthur sont destinées à chuter vertigineusement à chaque partie : on ne compte plus, encore aujourd’hui, les pièces insérées dans le monnayeur de la borne par les millions de joueurs qui se sont lancés dans l’épopée, mais… Mais le jeu n’est pas si frustrant, au contraire il facilite la courbe d’apprentissage du joueur.
Ghost'n Goblins n'est pas une métaphore de la vie et de l'ascension vers notre autodétermination, je n'irai pas jusqu'à l'affirmer, toutefois l'âme d'un jeu vidéo d'arcade a toujours été cela, nous le savons bien.
Essaye, échoue, réessaie, gagne.
9
Pro
Satisfaction à la limite de l’extase au moment où l’on parvient à terminer un niveau, en armure ou en caleçon, cela ne fait aucune différence
Gameplay merveilleux et plaisir total, quand on apprend à déplacer notre héros
Sublimation du concept de « saut » et de « timing »
Contro
Courbe d’apprentissage non immédiate, il faut transpirer et beaucoup pour apprendre à jouer
La difficulté du jeu est presque surnaturelle et la frustration sera votre compagne à chaque instant
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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