Assassin's Creed II obtient 8/10 dans le verdict de la rédaction de The Games Market.
Il était une fois
Assassin's Creed II le Credo des Assassins à son meilleur
par Simon Larocca·13 avril 2025
Rien n'est réel. Tout est permis.
Grâce aussi à cette devise entrée dans l’histoire des jeux vidéo avec le raffinement d’un coup de stylet au cœur, la saga Assassin’s Creed a consacré elle-même et ses personnages, s’élevant au rang de référence pour tous les titres d’action furtive modernes.
La deuxième itération du franchise créé par Ubisoft, située en Italie, nous offre l’un des assassins les plus aimés et peut-être le mieux caractérisé de tous, avec le bon vieux Altair. Assassin’s Creed II est sorti en 2009 sur toutes les principales consoles, donc aussi sur la chère Xbox 360 où j’ai joué et rejoué à ce joyau : après les fastes du premier épisode qui révolutionna le jeu vidéo un peu moins de deux ans plus tôt, cette fois-ci nous endosserons le rôle de l’Italien Ezio Auditore à Florence.
Ezio nous est présenté dès les premières scènes comme un jeune vaurien, plus enclin aux beuveries dans les tavernes florentines et aux belles femmes, de préférence mariées, qu’à la vie noble enfermé entre quatre murs de palais. Impliqué par son père dans les intrigues liées au prochain complot des Pazzi, famille rivale qui veut prendre le pouvoir au détriment de Lorenzo de Médicis, Ezio découvrira son héritage d’Assassin grâce aux révélations de son oncle qui l’initiera aux préceptes du Credo, hostiles aux ambitions des Templiers, ennemis par antonomase du libre arbitre.
Ce qui rend Assassin’s Creed II si fascinant, c’est aussi son lien profond avec l’Histoire : nous vivrons une intrigue dans laquelle Ezio se déplacera à travers des épisodes et des événements historiques fondamentaux surtout pour notre pays. La conjuration des Pazzi, qui atteignit son apogée dramatique pendant la messe dans l’église Santa Maria del Fiore, n’en est qu’un exemple, mais l’un des moments les plus forts du jeu verra Ezio affronter le boss final, que je n’ai pas le cœur de vous révéler pour ne pas gâcher la surprise, rien de moins qu’au Vatican, dans le cadre pour le moins épique de la chapelle Sixtine ! Je dirais même, au diable le politiquement correct d’aujourd’hui !
Molts rebondissements, voyageant dans le temps depuis le XVe siècle du dernier membre des Auditore jusqu’à nos jours, dans la peau de Desmond Miles, et les conspirations d’Abstergo ainsi que son plus grand succès technologique. Je fais référence à l’Animus : grâce à elle, Desmond revit les souvenirs, les émotions et les pensées de son ancêtre Ezio et assimile ses capacités. Le moteur graphique nous montre une Florence de 1476 magnifique et riche en détails : chaque recoin, rue, palais et point d’intérêt historiquement pertinent est reproduit fidèlement grâce à Anvil, développé directement chez Ubisoft et qui, près de vingt ans plus tard, fait encore son travail, à mon avis.
Dès que vous aurez appris à maîtriser les prouesses athlétiques d’Ezio, escalader les flèches du Duomo, se faufiler dans les ruelles du marché florentin et exécuter l’emblématique Saut de la Foi depuis les plus hauts sommets des tours de la ville deviendront partie intégrante d’une expérience de jeu mémorable.
Assassin’s Creed II est l’un de ces titres qui ne vous laissent pas indifférent. Faisant partie d’une saga très complexe et à plusieurs niveaux, on éteint la console avec la sensation de ne pas avoir tout découvert, que la boîte de Pandore est bien plus profonde et qu’Ezio-Desmond ont encore beaucoup de choses à dire. Chaque révélation, chaque douleur, traumatisme et expérience du héros tragique et meurtri par la vie qu’il a choisie forgent son caractère, trempent son esprit. Contre le Destin lui-même et les dieux, Ezio ouvre le rideau qui sépare notre conscience, magma potentiellement infini, des choix dictés par d’autres pour nous, le véritable mal à combattre.
Siamo noi i forgiatori del nostro destino, questa è l’occulta vérité celata dal motto degli Assassini. Parce que si rien n’est réel et tout est permis, alors les chaînes à nos poignets peuvent être brisées et nous serons libres de sauter depuis le point le plus élevé, certains qu’une botte de foin nous attendra et la joie de vivre et de jouer encore.
En attendant le prochain Assassin’s Creed.
8
Pro
Quand un acteur interprète un personnage de manière divine, on dit qu’il crève l’écran. Ezio Auditore fait mieux : il le déchire avec ses lames secrètes et nous ne pouvons qu’éprouver de l’empathie pour lui
Un gameplay intuitif et, à l’époque, capable de fixer une norme autant, sinon plus, que son prédécesseur
En 2009, un graphisme de ce genre ornait rarement les titres en circulation : Florence est absolument sublime
Contro
Peu nombreux sont les défauts de ce titre, comme une interface pas toujours intuitive dans les moments les plus intenses et certaines mécaniques de déplacement dans les combats pas tout à fait réussies
Le jeu est appréciable au plus haut point uniquement si l’on a joué au premier chapitre et que l’on a l’intention de jouer aux suivants, compte tenu de la forte interconnexion qui règne entre tous les titres de la franchise
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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