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Space Armada obtient 8/10 dans le verdict de la rédaction de The Games Market.

Space Armada, l’attaque du clone... d’un classique !
Il était une fois

Space Armada, l’attaque du clone... d’un classique !

par Simon Larocca29 janvier 2026

Tra les professionnels de mon secteur, quand il s’agit de jeux vidéo, circule cette légende urbaine absurde et partiale : on murmure que je serais tellement autocentré que je prendrai d’office sous mon aile protectrice tous les titres sortis en 1981, qui, comme par hasard, est précisément ma date de naissance. Cela a été le cas pour Galaga, un jeu mémorable et que j’aime effectivement à la folie, et j’avoue ne pas pouvoir m’empêcher de sourire devant la beauté de l’Intellivision et l’un de ses titres les plus représentatifs. L’Intellivision est une console à l’histoire mouvementée, sans aucun doute ; c’était une époque vraiment difficile pour émerger dans ce chaudron où Atari et Magnavox régnaient en maîtres malgré le clash lié à Pong : il s’agit toutefois d’une pièce fondamentale dans l’histoire du jeu vidéo qu’il ne faut absolument pas oublier.
E cela n’a absolument aucune importance que Space Armada soit, en fait, un clone du légendaire Space Invaders : 1981 a marqué sa sortie officielle et l’une de ses conséquences positives, outre le fait de nous faire encore aujourd’hui bidouiller comme des fous à la chasse aux extraterrestres, fut de mieux faire connaître la console Mattel, qui débarqua aussi chez nous, même si ce fut à petits pas timides.
Perquoi timides ? Parlons d’une machine de 1979 vendue dans tous les États-Unis et arrivée en Italie trois ans plus tard seulement, alors que nous nous préparions à gagner la Coupe du monde de football au lieu de défendre la Terre contre des invasions extraterrestres. Et pourtant, Space Armada a réussi à se tailler sa niche d’aficionados, non seulement grâce à ses spécifications techniques capables de rivaliser avec Atari, mais aussi en profitant de la vague laissée par les propulseurs de titres comme celui-ci, indéniablement dignes d’intérêt.
Space Armada nous place aux commandes d’un vaisseau spatial, dernier rempart contre les hordes d’extraterrestres en approche de la planète : la formation adverse prévoit quatre rangées, chacune composée d’une race différente des autres, par la forme et par la couleur, qui se déplaceront en descendant toujours davantage vers notre avatar. Nous disposerons d’un seul type de tir, entrecoupé d’un instant de rechargement entre chaque coup, avec la possibilité de nous déplacer uniquement à l’horizontale, de droite à gauche et vice versa. La composante stratégique de ce qui, en fin de compte, est un shooter à écran fixe, s’appuie sur un triptyque d’éléments que vous devrez prendre en considération, à savoir trois boucliers qui se dressent entre la navette et l’invasion alien, et qui s’affaibliront chaque fois qu’ils seront touchés par les ennemis (ou par nous si nous ne sommes pas vigilants), jusqu’à la destruction inéluctable. Après quelques niveaux, les choses deviendront encore plus sérieuses, lorsque des rangées d’ennemis invisibles descendront sur le terrain (je ne plaisante pas) à abattre avec le septième sens de Pégase, sans parler d’un upgrade ennemi qui permettra à leurs tirs de générer des explosions mortelles une fois qu’ils auront percuté le bas de l’écran !
Pense qu’il est inutile de souligner que cette conversion pour Intellivision s’appelait Space Armada et non Space Invaders afin de ne pas enrichir Atari avec la question des droits, et au-delà de toute considération de type « morale », il va de soi que le jeu tourne à merveille et rend justice à la machine qui l’héberge : la difficulté croissante mettra à rude épreuve même le plus expérimenté des amateurs de shoot’em up, qu’il s’agisse de ceux d’arcade à l’ancienne ou de ceux plus modernes. Au niveau du gameplay, la plus grande faiblesse de Space Armada est aussi celle qui l’a rendu sympathiquement célèbre parmi les fans : la hitbox, c’est-à-dire la zone autour d’un objet, d’un personnage ou dans ce cas d’un vaisseau spatial qui peut être touchée, est pour le moins imprécise : souvent nous aurons la certitude d’être touchés et pourtant nous nous en tirerons, ce qui mine dangereusement l’expérience de jeu, à cause de limites techniques ou d’une superficialité de programmation, dommage.
Space Armada est le reflet parfait d’une période marquée par de grandes révolutions dans le secteur, le terrain fertile créatif qui, dans les années suivantes, donnera naissance à l’âge d’or des arcades.
Game Cover
8

Pro

Shooter captivant et amusant juste ce qu’il faut, clone d’un classique qui constitue la base du genre, un incontournable pour tout joueur qui se respecte

L’idée de rendre les extraterrestres ennemis si grands, reconnaissables et de couleurs différentes leur confère un je-ne-sais-quoi, on pourrait appeler cela de la « personnalité », et compte tenu de l’époque, ce n’est pas du tout anodin

L’introduction de certaines variantes de l’original Space Invaders justifie sa longévité

Contro

La gestion des collisions entre les tirs ennemis et la surface de notre vaisseau est presque comique ; bien que ce problème ne soit pas systématique, il est néanmoins très présent pendant la partie.

Il reste un clone tout fait de Space Invaders, le prix de l’originalité n’ira pas à Intellivision, c’est le moins qu’on puisse dire

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author

Simon Larocca

Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.

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