
I Goonies, quand un trésor et un galion valaient mieux que le Monde à l’envers !
par Simon Larocca29 janvier 2026
Ça arrive à tout le monde, tôt ou tard. Grandir, devenir adultes, faire ses adieux à l’enfant que nous avons été et que, pendant tout le reste de notre existence, nous chercherons, bec et ongles, à garder en nous comme une barque en bois amarrée avec une fine corde. Une corde que nous nous obstinons à tirer pour retenir quelque chose qui, par nature, est volontaire. Revoir le film de Spielberg à l’âge adulte a été comme saisir à nouveau cette corde, désormais rompue, mais cela n’a pas pour autant diminué sa valeur au fil des années.
The Goonies est un film culte pour la génération des années quatre-vingt, tout comme la série Stranger Things l’est pour celle d’aujourd’hui, et encore aujourd’hui il attire des millions de fans entre réunions, salons spécialisés et événements à thème : en 2025 tombait le quarantième anniversaire et ce fut l’occasion parfaite de reprendre la manette du Famicom et de dépoussiérer son adaptation vidéoludique, un titre amusant et, dans certaines parties, assez exigeant.
Le jeu porte la signature de Konami et constitue sans l’ombre d’un doute l’un de ces titres que nous définirions aujourd’hui comme des « enfants de leur époque », une expression qui est généralement synonyme de quelque chose de peu flatteur, mais ce ne serait en aucun cas juste à son égard.
Parce que I Goonies est à mon avis un platformer tout à fait respectable, avec un level design soigné, malgré sa simplicité structurelle, et la nécessité d’apprendre les patterns des ennemis, semblables à des rats géants (?), pour pouvoir en venir à bout. Mais plus que tout, il porte en lui l’essence des Arcades et cela signifie qu’en plus de la carte, d’une gourde et de beaucoup de courage, dans le sac du jeune aventurier adolescent que nous serons appelés à incarner (ou plutôt à redevenir), un seul mot-clé devra nous accompagner : la patience.
Du point de vue visuel, I Goonies exploite avec sagesse la palette limitée de la NES. Un constat que j’avais déjà fait pour d’autres titres recensés dans cette rubrique et que je répète ici : Nintendo savait très bien comment exploiter au maximum ses propres potentialités, en « dissimulant » ses défauts grâce à l’expérience de développeurs qui, encore aujourd’hui, servent d’exemple aux nouvelles générations.
Le contraste des couleurs est vraiment efficace et chaque environnement est immédiatement reconnaissable dès qu’on y met les pieds. En faisant abstraction de l’interprétation fantaisiste des grottes et des navires pirates, l’utilisation de nombreux effets graphiques et de sprites tirés d’autres jeux estampillés grande N (les flammes identiques à celles émises par les canons des navires volants présents dans Super Mario Bros 3, par exemple) aide le jeu à conserver une esthétique fonctionnelle, même si les mythiques scintillements de la console font parfois leur apparition.
![[Les Goonies II]](/_next/image?url=https%3A%2F%2Fapi.thegamesmarket.com%2Fapi%2Fv1%2Ffile%2Fproxy%3Fkey%3Dstaging%252Fmagazine%252Fcontent%252Fi-goonies-quando-un-tesoro-e-un-galeone-erano-meglio-del-sottosopra-img-0.png&w=3840&q=75)
Le gameplay caresse les dynamiques typiques des jeux de plateforme purs, entraînant le joueur à renforcer la coordination main-œil et le timing, compétences fondamentales pour ne pas mourir bêtement après dix secondes, mais la composante aventure présente aussi quelques variations sur le thème. La recherche de clés ouvre-portes et le sauvetage des compagnons seront des opérations vitales pour la suite du jeu.
La partie sonore fait bien son boulot, en adoptant comme fond musical une sélection de musiques entraînantes et parfaitement en accord avec l’ambiance de l’époque, ainsi qu’avec les moyens disponibles : oui, c’est exactement ce que vous pensez, la répétitivité des thèmes vous sortira par les oreilles, mais au fond, c’est aussi cela qui fait le charme de l’expérience, non ?
En conclusion, The Goonies est l’un de ces titres qui, que ce soit pour sa rareté, que ce soit pour l’importance qu’il revêt associée à l’un des films les plus à succès de l’histoire du cinéma, reste solidement ancré dans les souvenirs de ceux qui y jouaient, les yeux émerveillés, à cette époque-là : aujourd’hui, il souffre peut-être de la poussière qu’il a accumulée, de nouveaux champions plus frais envahissent les écrans des gamers avec des puissances graphiques photoréalistes, mais demandons-nous : un titre d’arcade en huit bits est-il vraiment destiné à l’oubli, à la m… Non, je suis sûr que même le sympathique Sloth du film ne serait pas d’accord : car les Goonies ne prononcent jamais le mot mort.
Et je souscris, à la plume d’oie et à l’encre.

Pro
Un titre qui déborde de vibes Nintendo Entertainment System de tous ses pores, ou plutôt de tous ses circuits : sprites, animations, ennemis, et même les éléments qui composent les arrière-plans ainsi que les objets avec lesquels interagir sont reconnaissables entre mille.
Si vous aimez les jeux de plateforme et que vous adorez Les Goonies, si vous appréciez le bon vieux « cherche-clé-trouve-clé-ouvre-porte-niveau-suivant », voici le jeu qu’il vous faut
Contro
En fin de compte, The Goonies n’est pas un jeu qui redéfinit de nouveaux standards en matière de gameplay, de graphismes ou de scénario : il reprend l’ambiance d’aventure teintée d’adolescence du film, mais n’y ajoute rien de plus, décevant peut-être ceux qui s’attendaient à un produit qui aurait pu « oser »

Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.