Battle Garegga, raffinement arcade dans les cieux de la Révolution ! : le verdict de la rédaction de The Games Market est 9/10.
Il était une fois
Battle Garegga, raffinement arcade dans les cieux de la Révolution !
par Simon Larocca·14 janvier 2026
Le salles d’arcade des années quatre-vingt-dix n’étaient pas seulement des lieux de rendez-vous pour échapper à l’interrogation de mathématiques : une salle d’arcade était avant tout un monde alternatif, un save point de lumières et de sons où recharger ses batteries au son de jetons de 200 lires, un endroit avec ses dynamiques internes, ses règles de conduite, le respect entre joueurs et l’inévitable petit groupe de garçons plus âgés qui fumaient dans un coin en s’échangeant des secrets et des curiosités sur la dernière sortie vidéoludique. Et lorsque le gérant plaçait côte à côte deux bornes qui proposaient le même genre, la compétition commençait pour déterminer quel était le plus beau jeu : je me souviens très bien de ma première partie à Battle Garegga, shooter de ’96 qui est devenu un rendez-vous fixe pour ceux comme moi, élevés au pain et aux dodge moves.
La conversion domestique eut lieu en 1998, apportant sur Sega Saturn ce qui, pour moi, reste l’un des projets shoot’em up les plus intéressants de tous les temps.
Il jeu fut publié par Eighting, pratiquement l’un des piliers au Japon en ce qui concerne le développement et l’édition de titres de shoot’em up : il vous suffira de faire une brève recherche sur Internet pour en savoir plus, mais pour l’instant, sachez simplement que l’entreprise est non seulement toujours solidement en activité, mais qu’elle a donné naissance à des titres très importants comme 1944: The Loop Master, l’un des millemille chapitres de la saga 194x et principale « discipline » encore aujourd’hui en ce qui concerne les événements Time Attack au Pays du Soleil-Levant.
Mais revenons à Battle Garegga et à ses vibes de blockbuster hollywoodien : l’intrigue nous confronte à un système belliciste et avide de profits sur la vie de pauvres citoyens innocents. La Fédération, en effet, après avoir chargé les fils d’un génie visionnaire de la mécanique, exploite les tout nouveaux upgrades des engins aériens et terrestres pour raser les villes de la nation, y compris la ville natale des protagonistes Brian et Jason ! Un geste vil et absolument cruel, et ainsi les deux frères, un peu comme dans Double Dragon mais sans filles au milieu pour se mettre sur la figure, décident de prendre place à bord des véhicules de haute technologie qu’ils ont conçus afin de détruire une bonne fois pour toutes la maléfique et dictatoriale Fédération !
Battle Garegga est un classique du shoot 'em up à défilement vertical : optimisé pour deux joueurs, il est possible d'y jouer en solo même si, comme beaucoup de titres de ce type qui le prévoient, il est bien plus enthousiasmant lorsque l'on affronte la campagne côte à côte avec un ami (ou une amie).
Se vous avez joué à Donpachi ou au mythique Raiden (également réédité par Nintendo Switch dans une très belle édition collector), vous savez à quoi vous allez être confrontés : des hordes d’appareils ennemis qui vous tireront continuellement dessus de toutes parts de l’écran dans un pur style bullet hell, des chars résistants et mortels, d’énormes bombardiers presque impossibles à abattre et des pluies de projectiles, à deux, trois ou même quatre « billes » qui deviendront de plus en plus difficiles à éviter avec des mouvements d’esquive, l’équivalent shoot’em up des rolls actuels si à la mode dans les soulslike, pour ainsi dire.
Graficamente, Battle Garegga est un spectacle, avec une palette de couleurs à 2048, des explosions rendues de manière exceptionnelle et un level design soigné ; les arrière-plans reprennent de façon évocatrice le contexte uchronique dans lequel se déroule l’histoire, un après-Révolution industrielle où les atmosphères militaires de la nation gouvernée par la Fédération se reflètent dans l’obscurité des décors proposés. Chaque niveau est un territoire de guerre, la bataille fait rage sur Terre comme au-dessus des nuages, où des monorails d’usines construites dans le ciel transportent des armements et de nouveaux instruments de mort. La Saturn accomplit à merveille son travail de portage et Battle Garegga l’anoblit avec son gameplay raffiné : qui sait si ces garçons, désormais adultes, se retrouvent encore à échanger des avis sur les jeux, maintenant que les salles d’arcade sont devenues un souvenir lointain, doux-amer dans le temps.
9
Pro
Battle Garegga pour Saturn est l’un des titres de tir les plus beaux et les plus complets auxquels vous jouerez jamais sur console. Bon, je l’ai dit
L’étude des patterns des ennemis, surtout des boss et des mini-boss, est stimulante et loin d’être ennuyeuse : l’aspect stratégique que Battle Garegga met en avant est de premier ordre
Un spectacle de balles perdues et d’effets sonores aussi exaltants que la satisfaction que l’on ressent à abattre des hordes d’ennemis ; pour ceux qui aiment les bullet hell, c’est une manne céleste…
Contro
… mais en effet, pour être un bullet hell, il se révèle atypique par sa volonté de le rendre aussi accessible que possible à tous, y compris à ceux qui ne connaissent pas vraiment le sous-genre : cela pourrait décevoir (mais juste un peu) ceux qui préfèrent un enfer de projectiles quasiment impossible à éviter, et surtout constant, tout au long de la partie
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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