Age of Empires obtient 9/10 dans le verdict de la rédaction de The Games Market.
Il était une fois
Age of Empires, Divise et règne et Jouez !
par Simon Larocca·28 septembre 2025
«Je suis Maximus Decimus Meridius et, à mon signal, déchaînez l’enfer.» Vous vous en souvenez ? La réplique iconique tirée de la scène d’ouverture de « Gladiator » avec Russell Crowe dans l’un de ses rôles les plus émouvants et les plus réussis.
Non, je ne sais pas pour vous, mais moi, pendant ces années de funambule entre le bug de l’an 2000 et les derniers restes de vie de Windows 95, je passais des soirées entières à conquérir des nations belliqueuses et à laisser libre cours à ma secrète propension de grand propriétaire enrichi sur le dos de pauvres colons, avec en tête des plans de guerre totale contre le monde entier sous les coups mortels de mon index sur la souris.
Age of Empires, publié en 1997 par Microsoft elle-même et développé par la glorieuse équipe d’Ensemble Studios, est reconnu à juste titre comme le chef-d’œuvre qu’il est en effet, une référence pour tout titre nourrissant des ambitions dans le genre RTS, c’est-à-dire la stratégie en temps réel : il suffit de cette définition pour nous faire sentir comme Napoléon et Alexandre le Grand, je le sais et vous le savez aussi.
Parler aujourd’hui d’Age of Empires, c’est se plonger à pieds joints dans un passé vidéoludique enveloppé de souvenirs, cette matière abstraite qui se connecte à nos sens et nous permet de mettre en avant ce que nous avons ressenti en y jouant et, à son tour, ce que nous ressentirons en retournant sillonner le monde antique avec les pas fictifs de nos soldats, paysans, ouvriers et hommes de religion pour instruire les masses de la population.
En ouvrant la capsule temporelle de 1997, nous utiliserons un cd-rom pour installer et jouer. Pour ceux qui, comme moi, sont nés à une époque où le summum de la technologie matérielle était constitué de petits disquettes dont la mémoire limitée permettait de contenir un jeu entier, le plaisir que l’on éprouve en entendant le léger froissement du support optique cd tandis que le lecteur l’engloutit n’a pas de prix.
Age of Empires est sorti dans une période particulièrement dense sur le plan du marché, avec une myriade de jeux de tir à la première personne captant l’attention des joueurs et la composante fantastique embrassant tous les genres existants : Warhammer, Warcraft et The Settlers plongeaient les utilisateurs dans des scénarios imaginaires et fascinants, mais c’est avec l’œuvre des Ensemble qu’on commence enfin à accorder du crédit au réalisme historique, déjà affiné à partir de prémisses malgré tout différentes de cet autre incontournable qu’était Civilization.
A la disposition du joueur se trouveront de vraies civilisations qui ont rendu nos livres d’Histoire dignes d’être lus : les Égyptiens, les Babyloniens, les Phéniciens avec leurs navires cyclopéens, les Grecs, sans négliger la possibilité d’étendre le regard vers l’Orient, avec les Chang et les Yamato.
Une des particularités du jeu est la possibilité de gérer des ressources, de construire des armements et des villes en totale liberté, en s’immergeant totalement dans l’ère sélectionnée grâce à des musiques thématiques (la bande originale a été composée en utilisant les instruments musicaux des différentes cultures disponibles) et à une précision portée à chaque plus petit détail qui, encore aujourd’hui, étonne et enthousiasme.
Ma le cœur de Age of Empires n’était pas seulement la possibilité de jouer des campagnes en solo : les Lan Party avec l’avènement des ordinateurs personnels voués au gaming déchaîné étaient monnaie courante, et ceux qui ne voulaient pas se lancer dans des embuscades de ‘camper’ sur l’île de Far Cry ou descendre dans les arènes de Quake pour se vider des chargeurs entiers, pouvaient organiser des parties en multijoueur avec leurs amis.
Tous ensemble, pour se faire la guerre pour le plaisir dans des scénarios toujours différents, mais avec le même amusement, en s’essayant à des modes comme les Parties à Temps, au Score ou le battle royale par excellence, Conquête, où tout était permis et bien trop réel.
Planification, gestion des ressources et batailles rangées spectaculaires, l’évolution d’une civilisation sous notre commandement qui progresse, s’affine sur le plan militaire et culturel pour s’élever toujours plus et nous divertir, en découvrant des curiosités sur l’histoire du monde que nous ne connaissions peut-être pas.
Je suis Simon Larocca et à mon signal, allez tous jouer.
9
Pro
Titre immense à tous points de vue : la campagne vous tiendra occupé pendant des siècles (littéralement) et si vous aimez les RTS, c’est certainement LE jeu qu’il vous faut
Campagne tutorielle vraiment très utile car elle permet aussi aux débutants d’apprendre les bases d’un RTS de manière intuitive
Multijoueur jusqu’à 8 joueurs qui offrait une longévité infinie au jeu : c’étaient des années d’or
Contro
Interface de jeu pas toujours immédiate, malgré les manuels en ligne consultables à tout moment pendant les parties : les fonctions de construction et de gestion des ressources de toutes sortes sont multiples et il faut consacrer du temps pour « prendre le coup de main »
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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