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E.T. Phone Home, un appel vers les étoiles !
Héros du temps

E.T. Phone Home, un appel vers les étoiles !

par Simon Larocca22 janvier 2026

Le terme blockbuster, c’est-à-dire ces films cinématographiques qui, grâce à une série de concours de circonstances favorables (une campagne publicitaire réussie, des personnages emblématiques et une large diffusion dans les salles du monde entier), deviennent si populaires qu’ils restent reconnaissables et appréciés même longtemps après, n’est pas né avec la saga tapageuse de Fast and Furious ni avec les super-héros Marvel : il faut remonter bien plus loin dans le temps, plus précisément au début des années quatre-vingt, lorsque un jeune réalisateur plein de promesses nommé Spielberg a transformé le désir enfantin et universel d’appeler à la maison en quelque chose de mémorable : c’est ainsi qu’est né E.T – l’Extraterrestre.
Et, à partir de ce jour, le monde des jeux vidéo ne fut plus le même, parce que E.T. est (malheureusement) synonyme du plus grand échec pour l’Atari 2600, mais avec sa version E.T. Phone Home en 1983, il réussit d’une certaine manière à corriger le tir, bien que le pire dommage, en enterrant des milliers d’exemplaires invendus dans le désert (je vous jure que tout cela est vrai !), avait déjà été fait.
E.T. Phone Home prend dès le début ses distances avec son malheureux prédécesseur, sorti l’année précédente, en plaçant au centre de la scène non plus le sympathique alien à la phalange lumineuse et guérisseuse, mais son meilleur ami terrien, Elliott, l’enfant à la légendaire capuche rouge dont la mission consistera à récupérer les “morceaux” nécessaires pour contacter la famille parmi les étoiles de l’alien et ainsi les conduire sur Terre, afin de le ramener vraiment à la maison. 
Un renversement de tendance très fort, en ce qui concerne la structure narrative, si l’on peut l’appeler ainsi, car en réalité il “met de côté” le personnage principal, figure au succès extrême sur pellicule mais hélas douloureusement défaillante sur le plan strictement vidéoludique. 
Rigorosamente en solo player, nous guiderons le petit et courageux Elliott dans les méandres de sa petite ville de province, entre forêts, rues et maisons, à la recherche des pièces nécessaires pour construire le téléphone dont l’alien a besoin : nous pourrons nous déplacer dans les huit directions possibles à l’aide du joystick, cet instrument diabolique que l’on fixait avec des ventouses sur la table et qui risquait de se détacher de sa base à chaque fois qu’on jouait. Pendant la quête, il sera vital d’éviter à tout prix de croiser les forces de l’ordre et les hommes du gouvernement, dont le seul but est de capturer E.T. pour l’étudier comme un cobaye, en lui refusant le droit à l’appel téléphonique, sinon nous tomberions dans un joli paradoxe.
Il gameplay de E.T. consiste essentiellement en cela : se déplacer dans les scénarios de jeu proposés, collecter les objets nécessaires pour assembler l’appareil dont E.T. a besoin et éviter de se faire prendre la main dans le sac. Sur le plan graphique, il y a une belle avancée, les textures des maisons, des arbres et des voitures des quartiers sont appréciables (nous parlons d’il y a 40 ans), on peut sélectionner le niveau de difficulté et cela devient important si l’on devait avoir des problèmes pour terminer le jeu, dans lequel nous verrons le vaisseau spatial des parents de E.T. arriver sur Terre pour la récupération du fils prodigue, tout comme dans le film.
A la différence du jeu pour 2600, il faut dire que l’effort pour offrir quelque chose de plus est bien présent et se voit, comme par exemple la possibilité de contacter télépathiquement l’alien, resté à la maison sans énergie, afin d’avoir des rappels constants sur les pièces qui nous manquent pour accomplir la mission. Mais chercher à tout prix à donner une chance à un jeu né dépassé même pour son époque ne serait pas objectif, avouons-le : malgré des ajouts intéressants comme la barre d’énergie d’Elliott, qui diminue progressivement avec le passage du temps et confère à la jouabilité générale un sentiment d’urgence qui en augmente la difficulté (et la longévité), E.T. Phone Home offre certes une expérience significative d’un point de vue purement historique, mais conserve la plupart des défauts de son malheureux prédécesseur.
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Simon Larocca

Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.

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