Amiga, le rêve interdit des années quatre-vingt-dix
par Simon Larocca·27 décembre 2024
Aviez-vous en tête la scène iconique
d’ouverture d’Indiana Jones, celle où notre Indy doit voler l’idole
d’or au Pérou et effectue l’échange avec le sac, provoquant
l’inévitable effondrement du temple ? Eh bien, remplacez Harrison Ford par mon
magnifique visage à lunettes et l’idole d’or par l’Amiga, et alors seulement vous comprendrez ce que j’aurais été prêt à faire pour
avoir un Amiga à la maison pendant mes années de jeunesse !
Corraient tonitruants les années
quatre-vingt-dix, les 883 remplissaient les enceintes des stéréos portables et dans les salles d’arcade
les défis aux bornes de Street
Fighter II et la course au meilleur score de BombJack faisaient un tabac : je me souviens bien des soirées fabuleuses à base de chips Più
Gusto et de rires chez l’élu, Andrea, l’unique fier propriétaire de l’Amiga 500, l’ordinateur personnel de Commodore qui nous faisait tous rêver
ensemble.
Qualques notes historiques : la série
d’ordinateurs Amiga a commencé en 1985 et
pendant près de dix ans, avec ses différents modèles toujours plus performants et
innovants, elle constitua avec le NES
de Nintendo l’unique vraie alternative aux mangeurs de monnaie
des bornes d’arcade des salles de jeux du monde entier, surtout en Italie, où
l’effervescence enthousiaste autour des ordinateurs domestiques généra des mouvements et inspira
de jeunes programmeurs de jeux vidéo, comme le merveilleux jeu de combat made in
Italy Fightin’ Spirit, développé par les
Dynamic Style et que je vous conseille de
découvrir.
Se vous parlez à quiconque a jamais possédé l’Amiga, la première chose qu’il vous dira à propos de cette machine prodigieuse est sa puissance audio : avec son système d’exploitation intégré AmigaOs, l’utilisation massive des disquettes pour les jeux et les applications et sa puce particulière capable de gérer avec des performances incroyables la sainte trinité graphique-animation-son, l’Amiga savait conférer à ses titres une composante technique de tout premier ordre !
PSSSTT Regarde l’épisode de nos amis de Games Collection sur le meilleur classement des titres Amiga ! Ce sera du temps bien employé ;)
La bande-son galvanisante
de titres comme Bad Dudes vs Dragon Ninja
(un chef-d’œuvre absolu !) ou les musiques envoûtantes de The Chaos Engine résonnent encore dans les oreilles de tous ceux qui
ont passé des après-midis entiers à se perdre dans les bras de leur meilleure
Amiga de toujours : au-delà du jeu de mots affreux, Jay Miner, créateur du projet Amiga, concrétisa les rêves des
joueurs de l’époque en donnant une forme commercialement viable et compétitive
à une idée à la fois révolutionnaire et respectueuse de ses prédécesseurs.
L’Amiga réussit la heureuse et rare conjugaison
entre jeux vidéo et applications professionnelles, associant le plaisir du jeu
à l’approche du travail : cela parce qu’il naissait principalement comme ordinateur
personnel, et même si nous savons tous qu’entre la rédaction d’un fichier de texte
comptable et l’autre, les gens prenaient une demi-heure de pause pour donner deux coups
de pied au ballon en lançant Kick Off de
Dino Dini, c’était agréable de pouvoir travailler et jouer avec l’Amiga, n’est-ce pas ?
Quando en 1994 l’Amiga termina
son existence commerciale, en suivant l’inévitable effondrement de Commodore déjà
annoncé dans les années précédentes avec l’insuccès partiel de la console Amiga CD32 (une expérience courageuse,
mais totalement hors marché dans un contexte où Sega Mega Drive et Super
Nintendo dominaient, inaccessibles), quelque chose d’inattendu se produisit,
mélancolique et magnifique à la fois : le rêve mourait, mais le mythe naissait.
Avec l’avènement d’internet, des
forums et des sites dédiés, ce que nous appellerions aujourd’hui fandom s’est réuni pour célébrer la gloire de l’Amiga, en engageant
des discussions et en remettant à l’honneur les titres qui l’avaient rendu célèbre : comme si cela ne
suffisait pas, des groupes de passionnés nostalgiques programment et
publient encore aujourd’hui des jeux vidéo pour Amiga, des jeux de tir aux jeux de rôle, une
manifestation d’affection éternelle pour une machine inoubliable, destinée à
faire battre nos cœurs de pixels
pour toujours.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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