Bugs Bunny: Lost in Time obtient 7/10 dans le verdict de la rédaction de The Games Market.
Il était une fois
Bugs Bunny Lost in Time, retour vers le passé à la sauce Looney Tunes !
par Simon Larocca·3 août 2025
Journée type d’un adolescent dans les années quatre-vingt-dix : école, devoirs, foot dans la cour avec les amis et l’après-midi qui se transforme en soirée, enfin à la télévision on diffuse Go-Kart avec Maria Monsè et les Looney Tunes font irruption avec leur joie contagieuse. Porky Pig, Daffy Duck, l’irascible Yosemite Sam et l’infortuné Willy le Coyote : ce ne sont que quelques-uns des personnages portés au succès par Fritz Freleng.
Eppure il y a un personnage qui, tout comme Mickey dans l’écurie adverse, parvient à se distinguer par son charisme et sa personnalité. Une paire d’oreilles de lapin, un trou dans le sol, le croquement caractéristique de l’incontournable carotte entre les dents : je parle évidemment de Bugs Bunny, protagoniste de Bugs Bunny Lost In Time, sorti sur PlayStation en 1999.
Squarciamo le voile du temps, restons dans le thème : nous sommes en plein dans l’ère PlayStation, on pourrait dire à son apogée, et Infogrames, maison de production facilement reconnaissable à son logo en forme d’armadillo coloré et pour nous avoir offert Alone in the Dark et bien des frissons dans le dos, chevauche la vague (temporelle) de titres de plates-formes 3D comme Spyro et Crash en proposant une formule hautement rodée : protagoniste iconique, niveaux qui jouent avec l’Histoire et, en plus, l’humour Warner à plein potentiel. Le résultat est une aventure de genre plate-forme renversante, justement, intéressante même si pénalisée par un couple d’éléments dont je vous parlerai sous peu.
Bugs Bunny se prévalait d’innombrables qualités comme l’astuce, le sens tactico-stratégique pour échapper aux plombs de Porky Pig et aux pièges de ses adversaires, mais là où il excelle par son intelligence, il échoue en ce qui concerne la curiosité : trop grande, et c’est elle qui l’amène à voyager par erreur à travers cinq époques différentes à bord d’une Machine à remonter le temps désuète, hommage manifeste à la Time Machine de Wells utilisée par le protagoniste dans le roman éponyme.
À la recherche de carottes (pourvu qu’elles ne manquent jamais dans son régime) et de symboles-horloges nécessaires pour pouvoir reconstruire la route spatio-temporelle qui le ramènera à son présent, notre Bugs devra traverser indemne les balbutiements de l’être humain à l’Âge de Pierre, les sabres et les tonneaux remplis de rhum à l’Ère de la Piraterie, puis errer dans les Fabuleuses Années Trente et plonger dans le Moyen Âge fascinant, jusqu’à la zone finale.
Se prendre les rênes, ou plutôt les oreilles de Bugs et le faire bouger se révèle satisfaisant grâce à ses répliques, les coups de pied au derrière donnés à ses adversaires (je ne plaisante pas) et les modalités variées pour vaincre les boss et ses ennemis historiques (les caméos abondent et les fans de Looney Tunes verseront plus d’une larme, je vous l’assure), les critiques les plus évidentes se rencontrent avec une gestion de la caméra à revoir, et j’emploie ici un euphémisme gentil, ainsi qu’avec un niveau de difficulté qui ne constitue jamais un défi ardu, de ceux auxquels nous sommes habitués avec des titres bien plus exigeants.
Me vient en tête Super Mario Bros 3, pour rester sur le classique, ou même l’un des nombreux épisodes de la saga Commander Keen si l’on veut vraiment diggin’ in the past, fouiller dans le passé (je vous ai déjà dit qu’on est dans le thème, n’est-ce pas ?). Les soi-disant « petit canon », c’est-à-dire le terme qui, dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, était utilisé pour parler des vies restantes à disposition, sont virtuellement infinis.
La bande-son du jeu est excellente, tout comme les thèmes qui nous accompagnent en balade à travers le temps, tandis que la localisation italienne fait son travail, en nous restituant les voix des personnages animés avec une certaine fidélité. Bugs Bunny Lost in Time est un titre qui s’empare de nos cœurs par un indomptable effet de nostalgie, mais au-delà de cela, il se révèle être un jeu complet et divertissant ; nous ne pouvions pas demander davantage.
Et le générique final apparaissait à la fin de chaque épisode…
C'est tout, les amis !
7
Pro
Le monde des Looney Tunes arrive sur une console de grand prestige, au sommet de sa forme, avec des personnages légendaires qui ont marqué l’histoire de l’animation
Niveaux bien structurés, décors soignés et variés, avec un design inspiré
Bugs Bunny est le meilleur, toujours et en toutes circonstances : son homologue polygonal reflète fidèlement le personnage et jouer avec lui, à travers lui, est absolument un vrai plus
Contro
La difficulté de ce jeu a été conçue pour attirer les vieux gamers passionnés des séries animées et les enfants de tout âge. Et cela se voit
Quiconque a configuré les paramètres et les algorithmes qui règlent la caméra dans le jeu devait être très, très en colère ce jour-là. Ou sadique. Ou un sadique en colère. Dommage de ne pas avoir la machine à remonter le temps pour aller le lui demander
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
Simon Larocca
Mi chiamo Simon Larocca, e sono un videogiocatore, collezionista e amante della cultura pop in tutte le sue forme. Vado al cinema ogni volta che posso, leggo da quando porto gli occhiali, quindi da sempre, e ho la passione per lo storytelling in tutte le sue forme, così dirompente da farla diventare una professione. Ma come direbbe Doc di Ritorno al Futuro, non ci sarebbe presente se non si guardasse al passato con rispetto e ammirazione, ed è il Simon bambino di più di trent’anni fa, anno più anno meno.
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